Afrique du Sud – Swaziland

Sorti du Kruger, nous découvrons les malls sud africains qui ressemblent beaucoup aux US et/ou Australie.

Nous faisons le plein de nourriture, connexions internet, câble ordinateur… et partons pour le swaziland. Nous ne sommes pas encore tout à fait aux horaires, mais aussi sur le temps à passer sur la route.

Nous verrons par la suite que les routes sont longues et pour certaines ennuyeuses, sans références, de points de repère et cela est très perturbant.

Nous arrivons un peu  tard dans le parc où nous avons réservé. Le lieu est superbe, le backpacker très accueillant et passons la soirée auprès d’un feu de camp avec Français (encore) et Allemands.

Le matin, route jusqu’à Hluhluwe, le village est nul, moche et inintéressant, nous dormons néanmoins dans un lieu bien agréable, tenu par un Hollandais installé là depuis 4 ans.

Une belle soirée et une nuit de repos, nous prenons la direction de Cape vidal en passant par Mtubatuba.

Mtubatuba samedi matin – Une fourmilière, du monde de partout , magasins pris d’assaut ATM avec des queues  géantes . nous pensons que c’est le premier jour du mois.

Nous prenons la direction de santa lucia – 1/2h de route et là première découverte des contrastes entre les villes. Autant Mtubatuba, remplie de population noire, pleine de monde, autant Sant Lucia ville touristique, population blanche, calme , magasins abordables, atm aussi, bar tranquille

Route pour Cape Vidal une des pointes du parc Wetland, quelques balades sympas, hippo, et découverte de l’océan indien. Une  plage géniale. Un  logement large et confortable, heureusement car la pluie le dimanche toute la journée… repos finalement !!!! Le lundi matin, un singe voleur arrive à prendre en quelques secondes notre sac de pain de mie. Les gens du parc nous avaient prévenus, mais malgré nos précautions, nous sommes devant le fait accompli !

Nous décidons finalement de ne pas faire le parc de Hluhluwe pour ne pas nous lasser et partons pour Durban. Nous verrons plus loin que nous avons bien fait.

Après quelques détours dans le centre de Durban nous trouvons une guest house, très bien tenue dans les hauteurs de Durban, dans un quartier sécurisé. Nous prenons enfin de temps d’aller boire une bière et un plateau d’antipasti qui nous remplissent le ventre.

Nous visitons Durban le lendemain, une ville grouillante mais finalement assez accessible. Le quartier indien, la plus grande mosquée d’Afrique, des grandes avenues, une plage immense, et des groupes de gospel gratuit au détour d’un musée.

Nous reprenons la route pour Chintsa, le proprio du backpacker de Durban nous prévient qu’il faut entre 7h30 et 9h pour rejoindre Chintsa.

La route sera longue longue. Des travaux à n’en plus finir, une route en lacès, aucun point de repère, d’indications pour donner le nombre de km, bref l’énervement absolu.

Heureusement, nous serons récompensé en arrivant ‘de nuit) à  Chintsa. Le buccaneers backpacker au bout d’une piste chaotique offre en plus de la vue sur l’océan, un logement propre, large et nickel, un bar avec terrasse, un coin autour du feu, repas pas cher, plage… enfin le bonheur.

Nous prenons notre repas autour d’une bière, passons une agréable soirée.
Le matin, lever du soleil sur l’océan, superbe, et en fin de matinée, visite d’une école avec la chorale des enfants qui nous propose un concert. Emouvant, très beaux chants. Le backpackers est impliqué dans cette école et aide au développement. Comme nous le verrons ailleurs (crêches) nous nous engageons à collecter du matériel pour envoyer à ces enfants.
Après midi plage et repas mexicain… parfait.

Nous décidons finalement de passer dans un autre parc, nous prenons donc la route de Addo éléphant parc. Il ne fait pas beau temps, mais nous voyons tout de même une foultitude d’animaux et notamment des éléphants, dont un très très près !

Nous passons la nuit au Aadvark guesthouse, un lieu lui aussi parfait avec une chambre famille absolument superbe. Tout est propre, au large, très bien équipé, bref encore un lieu que nous avons apprécié. De plus tenu par des français !

Le jour suivant, nous passons par Jeffreys bay, haut liue du surf en AS, mais nous nous sentons mal à l’aise dans cet endroit touristique et « blanc ». Un gros bourg à l’américaine ou australienne, avec mall, KFC et magasins Billabong ! Nous partons et passons la nuit à Storm river vilage, Tstitsikama. Petit village charmant, mais nuit sous la tente, froide,,humide.. hum peu mieux faire.

Le matin, nous allons découvrir le parc, au bord de mer, nous voyons les baleines au loin qui s’ébattent dans l’océan, mais cela n’est pas aussi émouvant qu’en Australie (nous sommes difficiles aussi !!)

Une ballade (et 500marches) pour voir un pont suspendu pour traverser une gorge, et la route continue jusqu’à Knysna en passant pas ???????????. et Port Elisabeth.

Nous arrivons dans l’am à Knysna, c’est dimanche les rues sont quasi déserte, mais nous allons déambuler autour du port. L’atmosphère, malgré la pluie nous plait bien.

Le matin, rendez vous à 10h pour la visite des Township, nous serons finalement seuls avec Emil, un guide « blanc » avec qui nous allons passer 3 heures et apprendre plein de choses.

Emil est un des premiers à avoir organisé des visites de township. Il nous fait distinguer deux types de township, la partie brown et la partie black.
Il nous explique les différences entre ces « couleurs », les modes de vie. Il insiste sur l’éducation, nous fait visiter une crèche qu’il soutient avec sa société. L’école est obligatoire à partir de 6 ou 7 ans, mais les différences de niveau notamment la langue crée un écart au bout de 3 ans.
Nous parlons politique, nous visitons Laurène une femme « brown » qui soutient le DA (démocratic alliance, un parti porté par 3 femmes, noire, blanche brown dont une est maire de Cape Town).
Nous verrons plus tard à Soweto que ce n’est pas aussi simple.
Emil nous explique les actions lancées par Mandela notamment pour les maisons, un programme pour remplacer les « bicoques » bricolées par des maisons en dur. Un n° est attribué aux personnes et quand c’est leur tour elles doivent aller s’installer parfois dans un nouvel endroit.

Dans le township noir, tout est plus sale, et les enfants sont dans la rue. Emil nous explique que c’est un vrai problème culturel, que les parents ne voient pas l’utilité de les forcer à aller à l’école. Nous visitons une femme « médecin » qui fabrique sa bière et médicaments à base de racines, herbes et autres mélanges. Les conditions d’hygiènes sont limites, l’ancienne maison est toujours utilisée comme avant au lieu d’utiliser la facilité offerte dans la nouvelle maison.

L’après midi visite de Knysna, des « iles » autour du lagon, et nous tombons sous le charme, malgré la grisaille de la journée. Nous retenons ce lieux comme un possible pour s’installer.

Après Knysna, nous prenons le chemin de Cape Agulhas, la pointe la plus au sud de l’afrique, symbole pour nous qui avons été au bout de l’amérique latine et l’océanie. Nous faisons un stop pour manger à Stellendam, charmante petite ville qui a gardé des maisons et églises de l’époque victorienne. Nous déjeunons dans un restaurant qui proposent des recetttes sud africaine.

Nous atteignons cape Agulhas en fin d’après midi, avec un vent terrible, prise de photo avec l’océan indien qui rencontre l’océan atlantique.

Nous nous dirigeons vers notre backpackers , accueil chaleureux de Erin, qui nous indique une épave de bateau juste après l’endroit où nous avons pris des photos. Nous faisons route arrière pour faire des images de l’épave presqu’avec le coucher du soleil !!.
Nous rentrons après essayer vainement de trouver un restaurant sur le port et comme David Vincent, ce fut un raccourci que nous ne trouverons jamais.
Nous passons une chaleureuse soirée autour d’une cheminée avec un verre de vin et une discussion avec Erin et l’une de ses amies.
Blanches, elles nous expliquent faire partie de la première génération d’ados qui post-apartheid et pour elles la mixité et les mélanges sont naturels. Elles ne discutent plus de cela avec leurs parents car ils ont été élevé avec l’idée que les noirs étaient inférieurs, et pour eux pas d’évolutions possible.

Erin explique pourquoi elle a monté ce backpackers et comme nous lui faisons remarquer que les maisons ici n’avaient pas de protection, elles nous expliquent que cela n’est pas nécessaire, que chacun se connait et qu’elles préfèrent vivre dans ces conditions.

Cette journée, nous prenons la route pour Cape town, en passant d’abord par Hermanus, lieux incontournable pour voir les baleines !!!  Bon nous en verrons s’ébattre dans l’eau mais comme nous l’avons déjà dit cela nous laisse sur notre fin.
La cote jusqu’au cap est par contre magnifique, nous faisons un halte dans un bourg pour découvrir une colonie de pingouins que nous voyons de très très près. Puis enfin l’arrivée à cape town après avoir longé la cote.
Nous nous installons à Scalabrini guest house, un lieux ouvert pour une bonne œuvre, Scalabrini est un centre d’aide aux immigrés, aides pour trouver du travail, cv, courrier… La guesthouse alimente en argent cette œuvre. La guesthouse est parfaitement propre, calme, sécurisée et la cuisine est nikel, grande, super équipée.

Mauvaise surprise, les jours précédents, il restait de la place pour visiter Robben Island mais nous n’avions pas réservé, en arrivant sur cape town, le site affiche qu’il n’y plus de place. Malgré différents essais, nous ne visiterons pas l’ile où a été enfermé Mandela.
Le temps gris, pluvieux et venté nous en aurait peut être empêché… Comme en plus le téléphérique pour monter sur Table mountain est en maintenance, les deux lieux emblématiques de Cape town nous serons donc refusé.
Cela dit, nous avons apprécié cette ville, calme mais en mouvement, agréables rues et resto sympa. Quelques quartiers où nous avons déambulé (Bo Kap, waterfront, les gardens) donnent une bonne idée de la diversité de la ville. Nous devrons donc revenir !!!

Nous rechargeons nos valises pour l’aéroport direction Jo bourg. Nous passerons trois nuits dans la MIB (Melville International Backpackers ), un backpacker de base, mais un accueil sympa de Peter et George. Le premier soir une discussion autour d’un verre avec un p’tit jeune français qui va passer quelques semaines immergé dans un parc animalier.

Le dimanche, nous partons pour Soweto avec Chico comme guide. La encore, nous serons que tout les 5 et cela nous enchante.
Chico, noir, nous fait découvrir les différents endroits de Soweto, du plus sordide au plus classe.
Le plus sordide, même lui ne conduit pas ses « clients », nous verrons de loin des lieux désolés, wc à l’extérieur, mais la rue d’en face un quartier de maisons luxueuses. Un drôle de contraste. Des bâtiments neufs ont été construit pour reloger les habitants de ces maisons sordides, mais il faut payer l’eau et qq taxes, donc les habitants ne veulent pas déménager. Les habitations sont donc vides.

Nous sommes « introduit » dans une famille qui vit dans les anciennes baraques, images typiques de notre imaginaire sur les township. Une famille vit là dans 2 pièces, wc extérieur,  l’eau a aller chercher !. Ces familles attendent leurs nouvelles maisons depuis de nombreuses années.

Nous sommes touchés par la simplicité et l’accueil de ces familles.
Nous finissons le tour par le quartier où vivait Mandela et Desmond Tutu, le quartier est également celui qui a accueilli le rassemblement des étudiants en grève contre la loi obligeant à apprendre l’Afrikaners. Cette manifestation a fait l’objet d’une répression importante et le nom de Hector Pieterson reste comme le symbole de cette répression ( il y en aura bien d’autre). Rue, musée et des statuts illustrent ces endroits. Une fois par an, une journée est fériée en hommage à ces étudiants.

L’après-midi, nous visitons le musée de l’apartheid. Un musée rempli d’émotion, d’information et de témoignages (écrits, vidéo..). A l’entrée le ticket qui nous est attribué détermine aléatoirement si vous êtes blancs ou autres et vous devez choisir la bonne entrée.

Toute l’histoire de l’apartheid est retracée, des premières lois sur les terres aux nombreuses lois de discriminations aussi abjectes les unes que les autres.
Un vrai moment d’émotion, comme cela avait été le cas à Hiroshima.

Nous rentrons fatigués, passons une soirée tranquille. Le lendemain, nous visitons un des quartiers du centre de Jo burg. Sans grande conviction, nos dernières heures s’allongent avec une longue matinée le dernier jour dans un mall à l’américaine.
Nous reprenons la direction de l’aéroport pour notre vol retour. Toujours l’A380… et surprise pour Johan qui a droit à la visite du cockpit en l’honneur de son anniversaire. Un très grand moment pour lui.

Conclusion : Nous avons été surpris, car nous avions une image « africaine » (brousses, pistes , infrastructures ..)  et nous avons trouvé un pays avec des « comportements » à l’américaine / australienne.  Une fois ce cap passé, nous avons beaucoup apprécié les contacts avec les gens, des personnes chaleureuses, discussion et curiosité. Nous avons bien senti et compris l’insécurité mais nous n’en avons pas subi de conséquence. Nous avons été conquis par Knysna (même si il faut revoir en été …) et cape town et la région.  Un pays où il doit faire bon vivre, un dynamisme et une histoire nouvelle à bâtir.
Une complexité entre les différentes ethnies, catégories sociales, mais encore une fois des gens globalement chaleureux, des paysages agréables et … les animaux !

Nous reviendrons……..pour y vivre ! pourquoi pas.