Under African Sky

Après le tour du monde, nous avions envie de nouveaux endroits. Dans la liste des pays / continents pas encore trop parcouru, l’Afrique était une priorité.
Nous avions lu / vu beaucoup de belles histoires sur cette région, mais aussi le poids de l’histoire et de l’apartheid…
Alors, profitant des miles Air France accumulés, nous avons pu prendre 2 billets gratuits…. le choix devenait évident.
Et ce fut un choc, un magnifique souvenir, quelques uns de nos meilleurs moments… et pourtant nous en avons eu beaucoup.
Ne reste plus qu’à revenir pendant l’été austral pour profiter de la ville du Cap (entre autre).
Plongeons dans l’aventure.

Préparation

Nous avons prévu un long tour, location de voiture et guesthouse… en continuité de notre tour du monde. Peu de réservation, si ce n’est les premiers jours et notamment au Parc Kruger.
Nous avons embarqué une tente qui nous aura encombré pendant les 3 semaines. Nous avons couché une fois au parc Kruger…
Nous avons pris en avance la carte pour l’ensemble des parcs d’Afrique du Sud. Elle est valable un an et indispensable.
Pour le reste, guides habituels et informations internet pour avoir une idée des guesthouse à privilégier…

Itineraire

Arrivée à Joburg → Graskop → Kruger Parc SwazilandCape VidalDurban ChintsaKnysnaCap AnguilasCape Town Jo Burg

Joburg – Graskop

Arrivée Joburg, nous prenons la voiture immédiatement, puis route jusqu’à Graskop. Découverte des « indications » sud africaine, nous nous perdons mais finalement nous arrivons en fin de journée sur Graskop.
C’est la découverte des Spar et du coucher de soleil tôt. Nous allons devoir nous habituer, mais les premiers jours ont été compliqués.

Valley view backpacker : accueil sympa, discussions avec des résidents presque tous français !
Nous sommes passés par Graskop principalement pour visiter Blyde River Canyon. La route est superbe et les paysages magnifiques. C’est le  3ème plus grand canyon au monde.
Le temps est ensoleillé mais le soir le froid tombe vite. Encore un point à s’habituer…
Avec le coucher de soleil à 18h pétante, nous mangeons tôt et sommes au lit très tôt ! (20h30 / 21H)

Parc Kruger

Le dimanche, nous prenons la route pour le Parc Kruger, nous traversons les villages et la campagne. Nous voyons les gens bien habillés qui vont certainement à la messes.

Arrivé en fin de matinée devant une des entrées du parc, nous trouvons un lieu pour déjeuner avant de passer les contrôles et démarrer l’observation. Après nous serons confinés dans la voiture (il vaut mieux et de fait c’est obligatoire sauf à certains endroits). Enfin, nous empruntons routes et détours à 50Km/h et commençons l’observation
Après les premières antilopes (nous en verrons des dizaines…) et quelques kms avant l’arrivée à notre camp, voici les premiers éléphants, d’abord de loin puis vraiment très près (première émotion, il y en aura beaucoup), mais aussi une hyène blessée. Installation dans le camp de Shimuwini, un bel endroit, la nuit qui arrive vite et heureusement les voisins qui nous prêtent charbon de bois, allume barbecue et voici notre premier braie en écoutant les hippopotames qui s’ébattent dans la rivière.
Le matin (6h), découverte des hippopotames qui continue de s’ébattre toujours dans l’eau.

Le parc Kruger est immense  (superficie égale à celle du Pays de Galle ou Israel..) et il est impossible d’en faire le tour en 3 jours. Nous n’avons fait que descendre vers le Sud. C’est la plus grande réserve animale d’Afrique du Sud, c’est un des parcs où l’on peut voir les Big Five (lions, léopards, rhinocéros, éléphants et buffles) – nous en avons vraiment vu 4, juste aperçu furtivement un léopard..
Pendant nos circonvolutions, nous avons pu admirer de très très près:  lions, rhinocéros (très grande chance, car animal protégé), girafes, éléphants, hippopotames,  aigles, koudous, phacochères et une foultitude d’oiseaux et autres animaux dans des paysages divers.
En roulant à jamais plus que 30 kms/h, priorité donnée aux animaux…nous avons le temps de les observer, surtout quand une tortue traverse.
C’est réellement magique, même si au bout de 3 jours, l’émotion d’une girafe ou d’un éléphant n’est plus la même.

Quelques conseils pratiques :
Toutes informations sur le site du parc (et tous les autres parcs accessibles avec la carte annuelle) – avec une section pour les PMR – Fauteuil
Nous avons réservé les places dans les campements à l’avance – voir l’itinéraire que vous souhaitez. Sur l’un des camps, il ne restait que des places pour le camping (d’ou la tente)
Pas de problème majeur d’accès, la plupart du temps on reste en voiture.
Nous n’avons pas trouvé l’accueil très sympa, et l’ambiance était plutôt entre soi (c’est notre ressenti).
Dans les camps, les rangers indiquent où ils ont vu certains animaux (les lions principalement), jamais les rhinocéros…
En terme d’organisation, il est souhaitable de joindre le camp vers fin de matinée – s’installer et refaire un tour l’am avec les informations vues sur les cartes du camp.

Les journées au Kruger sont longues, nous nous levons de bonne heure et passons beaucoup de temps dans la voiture (interdit de sortir, hormis certains points précis…) et cela est assez fatigant.
Nous avons réservé une sortie de nuit et nous recommandons, l’ambiance est bien différente du jour. De plus nous sommes avec un guide.

Route et traversée du Swaziland

Après le dernier soir à Crocodile Brigde (et une virée nocturne),  encore un dernier tour et quelques éléphants et nous sortons du Kruger Nous découvrons les malls sud africains qui ressemblent beaucoup à ceux que nous avons vu aux USA et en Australie.
Nous faisons le plein de nourriture, connexions internet, câble ordinateur… et partons pour le Swaziland. Nous ne nous sommes pas encore fait aux horaires, mais également sur le temps à passer sur la route.
Nous verrons par la suite que les routes sont longues et pour certaines ennuyeuses (boring comme en Australie), sans référence, de points de repère et cela est très perturbant.
Nous traversons la frontière du Swaziland, entrons dans ce petit pays enclavé dans l’Afrique du Sud, une monarchie.
Nous traversons des routes de montagne, et arrivons en fin d’am dans la guesthouse que nous avions réservée au Milwane Wildlife Sanctuary.

Nous arrivons un peu  tard dans le parc où nous avons réservé. Le lieu est superbe, le backpacker très accueillant et passons la soirée auprès d’un feu de camp avec Français (encore) et Allemands.

Hluhluwe – Cape Vidal – Wetland NP

Le matin, route jusqu’à Hluhluwe, le village n’est pas du tout intéressant, nous dormons néanmoins dans un lieu bien agréable, tenu par un Hollandais installé là depuis 4 ans.

Une belle soirée et une nuit de repos, nous prenons la direction de Cape Vidal en passant par Mtubatuba.

Nous sommes samedi matin et Mtubatuba est une fourmilière, du monde de partout, principalement des noirs. Les  magasins pris d’assaut, les ATM avec des queues  géantes,  nous pensons que c’est le premier jour du mois ou jours de marché.
De fait, impossible de trouver des places et de faire les provisions, nous décidons de pousser jusqu’à Santa Lucia, et là premier choc très visible d’une ville « pour blancs ». Ville touristique, magasins calmes et pas de queue aux ATM. Nous reverrons plus loin ce même genre de villes / villages… Malaise.
Nous terminons la route pour Cape Vidal et nous installons dans une cabine sur pilotis, en plein milieu de la forêt, et aux abords de l’océan. Cabine large (et tant mieux car la pluie s’invite le dimanche)…. Ballade auprès du lac à l’intérieur du parc (quelques hippopotames…) baignades dans l’océan, coucher de soleil et repos… Cela fait du bien après ce début de voyage chargé.
Nous avons aussi décidé de ne pas retourner au parc de Hluhluwe, pour ne pas se lasser et nous passerons par Durban, ce que nous n’avions pas prévu initialement.
Le matin du départ, un singe voleur arrive à dérober en quelques secondes notre sac de pain de mie à l’intérieur de la cuisine. Les gens du parc nous avaient prévenus, mais malgré nos précautions, nous sommes devant le fait accompli ! Heureusement que ce n’était pas les clés de la voiture !!

Durban – Route jusqu’à Chintsa

Une nouvelle (longue) étape, « autoroute » et ennui sont de nouveau réunis pour arriver à Durban. Après quelques détours dans le centre, nous trouvons notre Gibela Backpackers lodge  sur les hauteurs, quartier « chic » et calme. Le gérant nous donne un plan en nous expliquant là où nous pouvons circuler sans problème et là où il ne faut surtout pas aller, spécialement la nuit… Conseils que nous suivrons à la lettre.
Nous faisons le tour du quartier, qui est effectivement plutôt chic, nous prenons enfin de temps d’aller boire une bière et un plateau d’antipasti qui nous remplissent le ventre.

Nous visitons Durban le lendemain, une ville grouillante mais finalement assez accessible. Le quartier indien, la plus grande mosquée de l’hémisphère sud, de grandes avenues, plusieurs plages immenses. Et au détour d’un musée, nous restons scotché en écoutant des groupes de Gospel qui chantent gratuitement.
Une étape plutôt agréable, mais la suite va être encore meilleure.

Chintsa

Nous passerons sur la (très) longue journée de route qui nous mène de Durban à Chintsa. Ce fût fastidieux, peu d’indications, route en travaux … bref, pas la journée sympa, mais la récompense est au bout de nos nerfs.
En arrivant, de nuit à  Chintsa, nous découvrons Le Buccaneers Backpackers au bout d’une piste chaotique. Un grand logement propre, large et nickel dans un bungalow pour la famille, vue sur l’océan. Un bar avec terrasse, un coin autour du feu, repas pas cher, plage… enfin le bonheur….Nous prenons notre repas autour d’une bière, passons une agréable soirée.
Le matin, lever du soleil sur l’océan, superbe, et en fin de matinée, visite d’une école avec la chorale des enfants qui nous propose un concert. Émouvant, de très beaux chants. Ils naissent avec une voix et le rythme qui va avec. Les gérants du Buccaneers sont impliqués dans cette école et aide au développement. Comme nous le verrons ailleurs (crêches) nous nous engageons à collecter du matériel pour envoyer à ces enfants.
Après midi plage et repas mexicain… parfait.
Nous avons gardé ce lieu bien précieusement dans notre mémoire. Sans être resté très longtemps nous avons un excellent souvenir. Le calme, l’endroit et l’accueil, tout nous a parut sympa.

Addo Elephant Parc – Route jusqu’à Knysna

Nous décidons finalement de passer par le Addo Elephant Parc. Lors de la traversée du parc, nous croisons encore une foultitude d’animaux et notamment des éléphants, dont un très très près ! (on a même cru qu’il allait charger, donc nous ne nous sommes pas attardés…). Mais des autruches (particulier à ce parc), zèbres… de quoi compléter la collection déjà riche en images et souvenirs.
En sortant du parc pour rejoindre notre logement, nous longeons un long bidonville, de petites maisons « en dur » pour la population pauvre… et noire. Nous en verrons dans d’autres endroits. L’apartheid n’est pas encore totalement effacé.

Nous passons la nuit au Aadvark guesthouse, un lieu lui aussi parfait avec une chambre famille absolument sympa. Tout est propre, au large, très bien équipé, bref encore un lieu que nous avons apprécié.

Tsitsikama NP


Le jour suivant, nous passons au large de Port Elisabeth (« célèbre » pour l’enfermement de Steven Biko) et par Jeffreys bay, haut lieu du surf en Afrique du Sud, mais nous nous sentons mal à l’aise dans cet endroit touristique et « blanc ». Même malaise qu’à Santa Lucia. une rue sépare le quartier blanc du quartier noir et la différence est notable dans les constructions comme dans l’entretien ou l’aménagement. Un gros bourg à l’américaine ou australienne, avec mall, KFC et magasins Billabong ! Nous partons et passons la nuit à Storm River Village, aux abord du parc Tstitsikama. Petit village charmant, mais nuit sous la tente, froide,,humide.. hum peu mieux faire.

Le matin, nous allons découvrir le parc, au bord de mer, nous voyons les baleines au loin qui s’ébattent dans l’océan, mais cela n’est pas aussi émouvant qu’en Australie (nous sommes difficiles aussi !!)

La ballade dans le parc est plutôt agréable, passage d’un pont suspendu, vision sur l’océan. Rencontre avec quelques singes et une sorte de (très) gros écureuil.
Nous reprenons la route jusqu’à Knysna que nous rejoindrons dans l’am. Nous sommes dimanche et les rues sont quasi désertes, mais nous allons déambuler autour du port. L’atmosphère, malgré la pluie nous plait bien. Nous nous installons au Knysna Backpackers , plutôt simple mais sympa et proche du centre.

Knysna – les townships

Nous avons réservé un « tour » avec Emil – Emzini Tonwship Tour pour « découvrir » ou plutôt essayer de comprendre le fonctionnement des townships.
Le matin, rendez vous à 10h, nous serons finalement seuls avec Emil, un guide « blanc » avec qui nous allons passer 3 heures et apprendre beaucoup de choses.
Emil est un des premiers à avoir organisé des visites de townships. Il nous fait distinguer deux types de township, la partie brown et la partie black.
Il nous explique les différences entre ces « couleurs », les modes de vie. Il insiste sur l’éducation, nous fait visiter une crèche qu’il soutient avec sa société. L’école est obligatoire à partir de 6 ou 7 ans, mais les différences de niveau notamment la langue crée un écart au bout de 3 ans.
Nous parlons politique, nous visitons Laurène une femme « brown » qui soutient le DA (Démocratic Alliance, un parti porté par 3 femmes, noire, blanche et brown dont une est maire de Cape Town).
Nous verrons plus tard à Soweto que ce n’est pas aussi simple.
Emil nous explique les actions lancées par Mandela notamment pour les maisons, un programme pour remplacer les « bicoques » bricolées par des maisons en dur. Un n° est attribué aux personnes et quand c’est leur tour elles doivent aller s’installer parfois dans un nouvel endroit.
Nous sommes à chaque fois accueilli avec de grands sourires et les enfants qui tournent autour de nous joyeusement. Nous collectionnons les portraits de ces visages souriants et chaleureux.

Dans le township noir, tout est plus sale, et les enfants sont dans la rue. Emil nous explique que c’est un vrai problème culturel, que les parents ne voient pas l’utilité de les forcer à aller à l’école. Nous visitons une femme « médecin » qui fabrique sa bière et médicaments à base de racines, herbes et autres mélanges. Les conditions d’hygiène sont limites, l’ancienne maison est toujours utilisée comme avant au lieu d’utiliser la facilité offerte dans la nouvelle maison.
Ici, les enfants que nous croisons posent « naturellement » en simulant le flingue / pistolet dans la main. C’est assez surprenant, ils se projettent comme des gangsters. Vraiment une différence de culture.

L’après midi visite de Knysna, des « îles » autour du lagon, et nous tombons sous le charme, malgré la grisaille de la journée. Nous retenons ce lieux comme un possible pour s’installer.

L’après midi visite de Knysna, des « iles » autour du lagon, et nous tombons sous le charme, malgré la grisaille de la journée. Nous retenons ce lieux comme un possible pour s’installer.

Cape Angulhas

Après Knysna, nous prenons le chemin de Cape Agulhas, la pointe la plus au sud de l’Afrique ‘et non pas le Cap de Bonne Espérance….), symbole pour nous qui avons été au bout de l’Amérique latine (Ushuaia)  et l’Océanie (Nouvelle Zélande). Nous faisons un stop pour manger à Stellendam, charmante petite ville qui a gardé des maisons et églises de l’époque victorienne. Nous déjeunons dans un restaurant qui proposent des recettes sud africaine.
Nous atteignons Cape Agulhas en fin d’après midi, avec un vent terrible, prise de photo avec l’océan indien qui rencontre l’océan atlantique.
Nous nous dirigeons vers le Cape Agulhas Backpackers . Un endroit comme on les aime : accueil chaleureux de Erin, grand  lieu de vie – bar et chambre agréable… Erin nous indique une épave de bateau juste après l’endroit où nous avons pris des photos qu’il faut impérativement aller voir. Nous faisons route arrière pour faire des photos de l’épave presque avec le coucher du soleil !!.
Nous rentrons après avoir essayer vainement de trouver un restaurant sur le port et comme David Vincent, ce fut un raccourci que nous ne trouverons jamais.
Nous passons une chaleureuse soirée autour d’une cheminée avec un verre de vin et une discussion avec Erin et l’une de ses amies.
En tant que « blanches », elles nous expliquent faire partie de la première génération d’ados post-apartheid et pour elles la mixité et les mélanges sont naturels. Elles ne discutent plus de cela avec leurs parents car ils ont été élevés avec l’idée que les noirs étaient inférieurs, et pour eux pas d’évolution possible.
Erin explique pourquoi elle a monté ce backpackers et comme nous lui faisons remarquer que les maisons ici n’avaient pas de protection, elles nous expliquent que cela n’est pas nécessaire, que chacun se connait et qu’elles préfèrent vivre dans ces conditions.
Une excellente adresse, un lieu de vie bien agréable et une vision de l’accueil que nous n’avons trouvé que rarement dans nos périples.

Route pour Cape Town

Cette journée, nous prenons la route pour Cape Town, en passant d’abord par Hermanus, lieux incontournable pour voir les baleines !!!  Bon nous en verrons s’ébattre dans l’eau mais comme nous l’avons déjà dit cela nous déçoit
La côte jusqu’à Cape Town est par contre magnifique, nous faisons une halte dans un à Betty’s Bay pour découvrir une colonie de pingouins que nous voyons de très très près. Puis enfin l’arrivée à Cape Town après avoir longé la cote.

Cape Town

Nous nous installons à Scalabrini Guesthouse, un lieux ouvert pour une bonne œuvre. Scalabrini est un centre d’aide aux immigrés, pour trouver du travail, CV, courrier… La guesthouse alimente en argent cette œuvre.
Le lieu est parfait, très propre, calme, sécurisée. La cuisine est nikel, grande, super équipée.
Nous avons beaucoup aimé l’atmosphère du Cap, même si, en cette période hivernale, la douceur et le soleil n’était pas au rendez-vous.
Nous n’avons pas pu aller à Roben Island, trop tard pour les réservations, dommage. De fait, le temps agité nous aurait peut être interdit d’y aller. De même, le téléphérique pour Table Mountain était en révision. Nous devrons revenir !!!
Nous ne sommes également pas allé sur la péninsule du Cap.
Malgré tout, les déambulations dans la ville ont été agréables. Nous avons beaucoup aimé

  • Le quartier de Bo Cap, maisons aux couleurs vives et joyeuses
  • Waterfront et les magasins – nous avons aussi croisé un groupe de gospel..
  • Les Gardens – immense parc – sans pouvoir accéder à Table Mountain.

Les heures passées à découvrir, nous ont donnés une bonne idée de la diversité de la ville. Nous devrons donc revenir !!!

Johanesburg – Soweto

Nous rechargeons nos valises pour l’aéroport direction Jo bourg. Nous passerons trois nuits dans la MIB (Melville International Backpackers ), un backpacker de base, mais un accueil sympa de Peter et George. Le premier soir une discussion autour d’un verre avec un p’tit jeune français qui va passer quelques semaines immergé dans un parc animalier.

Le dimanche, nous partons pour Soweto avec Chico comme guide. Là encore, nous serons que tous les 5 et cela nous enchante.
Chico, noir, nous fait découvrir les différents endroits de Soweto, du plus sordide au plus « classe ».
Le plus sordide, même lui ne conduit pas ses « clients », nous verrons de loin des lieux désolés, wc à l’extérieur et en petit nombre par rapport au nombre d’habitants, mais la rue d’en face un quartier de maisons luxueuses. Un drôle de contraste. Des bâtiments neufs ont été construit pour reloger les habitants de ces maisons sordides, mais il faut payer l’eau et qq taxes, donc les habitants ne veulent pas déménager. Les habitations sont donc vides.

Nous sommes « introduits» dans une famille qui vit dans les anciennes baraques, images typiques de notre imaginaire sur les townships. Une famille vit là dans 2 pièces, wc extérieur,  l’eau à aller chercher !. Ces familles attendent leurs nouvelles maisons depuis de nombreuses années.

Nous sommes touchés par la simplicité et l’accueil de ces familles.
Nous finissons le tour par le quartier où vivait Mandela et Desmond Tutu, le quartier est également celui qui a accueilli le rassemblement des étudiants en grève contre la loi obligeant à apprendre l’Afrikaners. Cette manifestation a fait l’objet d’une répression importante et le nom de Hector Pieterson reste comme le symbole de cette répression ( il y en aura bien d’autre). Rue, musée et des statues illustrent ces endroits. Une fois par an, une journée est fériée en hommage à ces étudiants.

L’après-midi, nous visitons le musée de l’apartheid. Un musée empli d’émotion, d’informations et de témoignages (écrits, vidéos..). A l’entrée le ticket qui nous est attribué détermine aléatoirement si vous êtes blancs ou autres et vous devez prendre l’entrée qui correspond. Toute l’histoire de l’apartheid est retracée, des premières lois sur les terres aux nombreuses lois de discriminations aussi abjectes les unes que les autres.
Un vrai moment d’émotion, comme cela avait été le cas à Hiroshima. Nous rentrons fatigués, passons une soirée tranquille. Le lendemain, nous visitons un des quartiers du centre de Jo burg. Sans grande conviction, nos dernières heures s’allongent avec une longue matinée le dernier jour dans un mall à l’américaine.
Nous reprenons la direction de l’aéroport pour notre vol retour. Toujours l’A380… et surprise pour Johan qui a droit à la visite du cockpit pour son anniversaire. Un très grand moment pour lui.

 

Nous avons été surpris, car nous avions une image « africaine » (brousse, pistes , infrastructures ..)  et nous avons trouvé un pays avec des « comportements » à l’américaine / australienne.  Une fois ce cap passé, nous avons beaucoup apprécié les contacts avec les gens, des personnes chaleureuses, discussion et curiosité. Nous avons bien senti et compris l’insécurité mais nous n’en avons pas subi de conséquence. Nous avons été conquis par Knysna (même si il faut revenir en période plus chaude …) et Cape Town et la région.  Un pays où il doit faire bon vivre, un dynamisme et une histoire nouvelle à bâtir.
Une complexité entre les différentes ethnies, catégories sociales, mais encore une fois des gens globalement chaleureux, des paysages agréables et … les animaux !

Nous reviendrons……..pour y vivre ! pourquoi pas.

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